jeudi 5 juin 2008

Qu'est-ce que l'Ateneo Popular ?

Depuis que nous sommes arrivés à Caracas, nous logeons dans un lieu nommé l'Ateneo Popular. C'est un genre de centre culturel qui héberge des gens de passage, ou d'auberge de jeunesse thématique tenue par des jeunes engagés. C'est un endroit sympathique et propre qui contient, outre les chambres et la salle de bain, une petite salle de spectacle, une bibliothèque, une salle commune et une terrasse. Le café est offert le matin.


Un lieu étonnant où l'on croise :
  • des belgo-vénézueliens barbus;
  • des chicas vénézuéliennes sujettes au vertige;
  • des vieux français de 80 ans ayant combattus aux côtés du Che, et portant des habits de guerillero cubain, achetés en solde la semaine passée chez Decathlon au rayon pêche et chasse.
  • On y trouve aussi quelques chiens réveil-matins;
  • des français en mal de leur langue maternelle;
  • ainsi que des colombiens de passage au Vénézuela dans leur quête ...pardon... dans leur lutte politique;
  • et surtout surtout, ceux à qui je voue personnellement une lutte idéologique et physique sans merci. L'ennemi ! Les moustiques sans scrupules et assoiffés de sang qui sortent la nuit pour nous attaquer lâchement de leur dard insatiable.

mercredi 4 juin 2008

Premier jour... plein la vue !

Nous voici dans un petit centre culturel de Caracas qui a quelques lits à proposer aux voyageurs de passage.
Sébastien nous a accueilli le premier jour. C'est un jeune montois qui vit à Caracas depuis 2 ans.

Le moins qu'on puisse dire c'est que le voyage commence fort !

Grâce à Sébastien, nous sommes allés visiter "Vive TV", la télévision communautaire nationale vénézuélienne.

[Photo: studio de montage de Vive TV]

[Photo: chambre de contrôle du plateau de Vive TV]

[Photo: Vive TV est dans le bâtiment de la bibliothèque de Caracas où avaient lieu les élections sociales qui se tiennent tous les 2 ans]

La chaine fonctionne depuis 2 ou 3 ans.

[photo: Adam et Sébastien, Vive TV]

600 personnes travaillent à Vive TV, ce sont des employés de l'Etat. 100 autres personnes donnent des coups de mains de temps de temps. Le but de cette chaine est de donner la parole à ceux qui ne l'ont jamais eu: les gens des quartiers pauvres, les travailleurs, les artisans, etc. Le but est de faire connaître leur vécu dans tout le vénézuéla.

[Photo: en route vers le "barrio" de Caracas, barrio Isaia Medina Angarita]

Le soir, nous avons acompagné une équipe dans un "barrio", un quartier pauvre à flanc de montagne. "En Belgique, on dit que les barrios de Caracas sont très dangereux, c'est vrai ? Oui, tout à fait, la vie est très dure ici. "

Comme on nous a dit que les rendez-vous ne sont jamais tenus chez les vénéuéliens, nous sommes arrivés une heure plus tard au studio. Et l'équipe était déjà partie. Nous voila donc partis avec un autre collaborateur dans une camionnette à travers les petites rues et ruelles des barrios qui font parfois 25% à 30%. Des embouteillages partout, les gaz d'écappement, les klaxons qui sonnent à tous les coins de rues, ... Bruxelles n'est alors qu'une ville paisible à nos yeux. Après une heure et demi nous arrivons enfin au lieu de tournage.

[Photo: Emission postposée pour cause de pluie torrentielle!]

Une femme d'une soixantaine d'année nous accoste: "vous devez dire que grâce à Chavez, j'ai pu me faire opérer à coeur ouvert complètement gratuite. Je n'ai rien payé du tout ! J'ai maintenant une petite pension de 700 bolivars (+/-200 euros par mois). J'ai travaillé 43 ans comme vendeuse."

L'installation est impressionnante: lumière, studio complet reconstitué, etc. 2 camions de matériel sont ainsi déployés dans ce quartier. Malheureusement, la pluie tropicale a obligé l'équipe à annuler l'émission. Le but de l'émission est de donner la parole aux gens, pour qu'ils dénoncent, ce qui ne va pas das leur quartier.

"On a jamais vu la presse privé arriver ici" nous explique Adam, un collaborateur de Vive TV. Ils sont venus une semaine plus tôt pour préparer l'émission avec les habitants. "Les média privés n'osent pas venir ici. D'abord parce que nous ne les intéressons pas, ensuite parce qu'ils se feraient jeter du quartier par les habitants d'ici ! En 1989, il y a eu une révolte à Caracas, cette place était remplie de gens assassinés. Des camions se remplissaient des corps sans vie." [cette révolte a pour nom le Caracazo et est un moment clé dans l'histoire du pays, nda].


mardi 3 juin 2008

Arrivée à Caracas

¡Hola!

Nous voilà enfin arrivé à Caracas. Après 19h de voyage avec une escale à Atlanta pour moi. David et Antoine sont arrivés plus tôt par Francfort.

[Photo: Antoine et David dans l'avion de Frankfurt à Caracas]

Après 15 km, j'aperçois les lumières sur la colline. Le taximan m'explique: « C'est ce qu'on appelle El Cerro, le quartier des pauvres. Souvent il n'y a même pas d'eau potable, l'électricité est prise directement sur les câbles à haute tension. »

Les maisons en briques sont accrochées les unes aux autres, sans fenêtres. Comment font-elles pour tenir debout ?!
Après une demi-heure de recherche on trouve enfin le petit centre culturel « Ateneo Popular de Caracas », dans le quartier de l'université centrale. Antoine et David sont déjà au lit.

P.S. J'ai eu le temps de lire un livre des années '70 sur la vie de Dominica, une femme de mineur bolivienne. Un témoignage poignant sur les conditions de vie et de travail dans les mines. Les familles qui vivent dans une pièce avec tous les enfants, dans le froid permanent à 4.000 m d'altitude, avec la crainte constante de perdre son emploi, une durée de vie de 35 ans pour les hommes, qui meurent souvent de l'épuisement du labeur et de la silicose. Mais le livre parle aussi des luttes des mineurs et de leurs femmes. Elles contribuent à la lutte pour de meilleurs salaires, pour le maintienien de l'emploi, malgré une répression féroce. Une lecture à conseiller pour connaître l'histoire de la Bolivie et reconnaître le rôle des femmes dans la société. Une réalité que j'irai découvrir dans 2 mois avec Aurine.

Le livre existe en plusieurs langues (français, néerlandais, anglais, ...):

http://www.amazon.com/Speak-Testimony-Domitila-Woman-Bolivian/dp/085345485X

lundi 5 mai 2008

Vénézuela: programme et présentation (par Antoine)

David, Antoine et Sebbe seront au Vénézuela du 2 au 25 juin
Notre voyage

Le programme n'est qu'un projet. Il est susceptible de changer en
fonction des contacts depuis la Belgique, des rencontres sur place (et
de vos éventuels commentaires sur ce blog!). Nous espérons profiter de
ce voyage pour découvrir ce pays qui est en pleine mutation politique et sociale.
Après avoir passé quelques jours à Caracas, nous partirons pour quelques
temps au bord de la mer des Caraïbes à Cumana, faire du snorkeling dans
le parc Mochima, puis sur la péninsule de Paria pour un trek dans la
jungle et au bord des plages paradisiaques.
Ensuite, nous repartirons vers Maracay, puis Merida dans les Andes pour
quelques jours en hautes montagnes.




Présentation du pays

http://fr.wikipedia.org/wiki/Venezuela

Superficie : 30x la Belgique
Population : 26M d'habitants dont 3,3M à Caracas
50 a 60% des habitant vivent dans les bidonvilles.
Région la plus riche : le Zulia (pétrole au lac de Maracaïbo)
3e fournisseur de pétrole des Etats-Unis.
5e dans le monde.
Sources d'énergies et matières premières : gaz, or, fer, bauxite,
diamant, énergie hydrauliques.
4e économie d'Amérique Latine.
PIB/hab: 4000 U$ (31 100$/hab en Belgique)

Composition de la population
1 à 2% d'élite très riche (liée aux Etats-Unis et à l'argent du pétrole)
quelques % bourgeoisie nationale (patrons vénézuéliens de grandes
entreprises locales)
10 a 20% petite bourgeoisie (commerçants, etc.)
10 à 15% travailleurs du secteur formel
10 % paysans
50 à 60% travailleurs du secteur informel, habitants des bidonvilles

Au 19e siècle : pays exclusivement agricole
Au 20e siècle : boum pétrolier. Peu de développement dans le pays,
importations des denrées alimentaires.
1998: agriculture = 10% de la population.

1989: "Caracazo": révolte contre les plans du FMI. Ce fut une répression
violente, 3000 morts dans le pays (300 officiellement).
Années 1980: Il y avait beaucoup de luttes en Amérique centrale. Avec la
chute du mur de Berlin, beaucoup de mouvements ont disparu ou étaient
gagné par le pessimisme.
1998: Hugo Chavez apparaît sur la scène électorale du pays et suscite un
nouvel espoir chez les travailleurs et les habitants les plus pauvres.

Année '90: Grave crise sociale et politique. Faillites d'entreprises en
masse. Les banques sont nationalisées et revendues aux multinationales
étrangères. Il s'en suit une série de privatisations électricité,
télécommunication, sécurité sociale, etc.

Chavez est militaire à l'époque du Caracazo. En 1992: il tente un coup
d'Etat avec l'aide de militaires nationalistes.

1999 : Chavez arrive au pouvoir
-> Une nouvelle constitution est proposée et approuvée par la population.
-> Soutien une stratégie graduelle, révolution dans le cadre de l'Etat.
10 décembre 2001: 49 lois (terres, pétrole, coopérative, etc.) sont
promulguées.
-> l'opposition passe à l'offensive
-> grève générale est déclarée et un coup d'Etat a lieu le 11/04/2002,
re-grève générale.
Grâce au soutien de l'armée et de la population, Chavez est remis au
pouvoir après 2 jours. C'est la première fois de l'histoire que cela se
passe.
Des programmes sociaux sont développés dans les quartiers :
- éducation
- santé (quartier, centres de santé, hôpitaux, hôpitaux spécialisés)
- réformes agraires
- coopératives
- formations professionnelles
- supermarchés subventionnés (Mercal: 2è entreprise du pays)
- projet pour les peuples indigènes

Politique étrangère
Chavez est le premier à critiquer les accords avec les Etats-Unis. Les
autres pays ont suivi.
Aide pétrolières aux pays caraibes et amérique latine.
-> un mouvement se construit contre le néo-libéralisme en Amérique latine.

Les élections de fin 2008 seront très importantes, après la défaite des
élections en 2007 pour la nouvelle constitution.
Affaire à suivre...

mardi 15 avril 2008

24 heures dans les hautes Ardennes (par Gregory)

Malgré les emplois du temps supers chargés des membres de l’expé à destination du Pérou, ce week-end du 12 et 13 avril, nous sommes presque tous parvenus à accorder nos plannings pour 24 heures de training et de plaisir. Près de 50km de distance et 1750m de dénivellé.

Voici un aperçu des exercices imposés par notre super accompagnateur Markus :

Comme toujours : Exercice n° 1 rigolade.

Exercice n° 2 : Travail de l’équilibre

Exercice n° 3 : atelier des noeuds. Voici Jean-Luc qui essaie le noeud-qui-tient-le-pantalon.

Exercice n°4: Contemplation des « richesses » des Ardennes (en arrière plan, en avant-plan les "pauvres" en Ardennes ...)

Exercice n°5 : Montage du camp et cuisine à la frontale

Récréation : Veillée autour du feu et d’un petit verre.

Exercice n°6 : Test des chaussures de rando (et autres) dans la boue.


Exercice n°7 : Travail de l’équilibre en descente.

Récréation : - Petit bain dans une vasque du Ninglinspot (peu d’amateurs)

- Et enfin une petite bière et des frites au bar du Ninglinspot…

Vivement la prochaine et merci Markus…

mardi 1 avril 2008

Souper andin à Charleroi (29/03/2008)

Greg et Sebbe ont organisé un souper à Charleroi avec un explication sur le voyage pour informer et rassurer les amis et la famille. Voici quelques images d'ambiance. Merci aux 50 participants et à la famille venu donner un coup de main.

Et ceux qui étaient attentifs pendant l'explication ont pu trouver les réponses correctes aux questions du concours du soir.
Restait encore la question subsidiaire ... Quel est le poids du plus jeune alpiniste de l’expédition lorsqu’il est équipé de son sac préparé pour 2 nuits en altitude ? ………. Kg (Ce poids sera pesé juste avant le dessert)
La gagnante du concours a gagné un vrai bonnet péruvien qui lui sera envoyé au retour du voyage (celui-ci étant le vieux bonnet de Greg, acheté en France ...).