Affichage des articles dont le libellé est cuisine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cuisine. Afficher tous les articles

samedi 2 août 2008

Lima je t'aime, moi non plus!

Désolé pour l'absence de nouvelles sur le blog. Ce n'est pas que nous débordons d'activité mais on était un peu découragé par la décision du médecin ce jeudi. Les orteils vont mieux, mais il veut continuer le traitement en chambre hyperbare jusque jeudi prochain. La vieille peau est complètement séchée et une nouvelle peau de bébé commence à apparaître. Pour ceux que cela intéresse, voici d'ailleurs encore deux adresses intéressantes sur la problématique des gelûres.

Le département de traumatologie de montagne de Chamonix:
http://www.pagesperso-orange.fr/dmtmcham/gelures.htm
Un site médical (en anglais):
http://www.emedicine.com/emerg/topic209.htm#section~Treatment


Mais revenons aux bonnes nouvelles. Nous avons fêté dignement la «Fiesta Patria», la fête nationale, ce lundi 28 juillet.





Une fois de plus, les péruviens sont fiers de leur cuisine. Dans le parc de la Muralla, pas loin de la plaza Mayor, des dizaines d'échoppes permettent de déguster les spécialités culinaires du pays. On a même mangé des brochettes de coeur de boeuf. Délicieux!








Pendant 3 jours nous avons cherché des tickets pour un concert de Grupo 5, LE groupe du moment au Pérou. Mais personne n'était au courant de leur concert dans le quartier Los Olivos. J'avais vu une affiche pourtant et nous voilà donc partis en taxi et de fait, il y avait une file énorme devant la salle de concert. Il y avait même des places assises, dans la zone VIP! Avec une chope en main nous assistons à la première partie par Mallanep International. Génial, mais au bout de 3 heures on se demande quand on verra le groupe principal. «Ah, c'est trop tôt, ils vont seulement commencer après minuit», nous disent nos voisins. Merde, et l'hôtel ferme à minuit. Pas de Grupo 5 donc, mais c'était sympa qu'on soit les seuls étrangers à participer à cet événement.







Mardi, visite des ruines inca de Pachacamac, à 35 km de Lima. Moi je reste sur la terrasse de la cafétéria pendant que Aurine fait le tour du site. On avait oublié le soleil et elle revient deux heures plus tard avec un coup de soleil. Le site se trouve dans le désert, tout près de la mer. Il s'agit de quelques vestiges de temples couverts de beaucoup de sable. Le plus surprenant ce sont certainement les chiens imberbes qui ressemblent à des vieux punks.













C'est encore jour férié ici, et le début des vacances d'hiver pour les écoliers. Au soir on est donc des milliers à se presser pour entrer dans le parc de la réserve pour admirer le plus grand spectacle de fontaines au monde.





Mercredi repos total à l'hôtel. Les séances de chambre hyperbare ont repris. On commence à bien connaître Lima et on se déplace de plus en plus avec les « carro », les minibus qui traversent les grandes avenues de la capitale pour un sol par personne. J'espère toujours trouver une place assise car debout je n'ai que de la place pour mes jambes et je dois coller mon dos au plafond, se qui fait à chaque fois rire les péruviens. Même Aurine est plus grande que la plupart des péruviens ... Au soir on mange du Chifa (le chinois en péruvien), ce qui provoquera lui provoquera une indigestion de 24 heures.



Jeudi, le malheureux rendez-vous avec le médecin. On est dégouté, le moral dans les godasses, mais on se plie à son avis. Pour nous remonter le moral on va ... manger dans un restaurant un peu plus chic du centre de Miraflores (autre quartier de Lima, où nous logeons).


Aurine est rétablie de son Chifa et on se risque à un tour en autocar pour une visite guidée de Lima. Vraiment on vous conseille de le faire si vous avez envie de 'vivre' Lima: sur le toit du car on aspire pendant 3 heures les gaz d'échappement des voitures et on prend un bon coup de froid avec le vent. Sinon, rien de nouveau, nous avons déjà tout vu. Seule nouveauté: la visite des catacombes du monastère de San Francisco. Et surtout, il y a un meeting syndical du CGTP devant l'entrée. Je perds presque le groupe en discutant avec un des dirigeants. J'ai ses coordonnées et on va se rencontrer prochainement. Au retour à Miraflores on voit une autre manifestation avec la police anti-émeute à côté. Décidemment. Il s'agit des travailleurs du service de nettoyage et de l'entretien des parcs de la commune de Miraflores. Le bourgmestre veut licencier les 550 salariés et externaliser leur travail à une société privé.






Finalement arrive samedi-soir, le moment idéal donc pour découvrir Barranco, la commune la plus au sud de Lima avec une vie nocturne très intense. Très sympathique sont les rues autour du parc communal avec leurs restaurants, bars et discothèques. On mange (encore ...) dans un restaurant qui s'appelle « le festival des saveurs ». Puis, on digère le tout avec un bon cocktail dans une discothèque branchée sur le rythme de Depeche Mode, Bryan Adam etc. Bref, le coin pour les touristes. Il y avait même un café « Bierhaus », pour vous dire.












Bref, nous nous plions au rythme obligé par les soins pour les orteils. Mais nous avons déjà décidé de partir pour Cuzco après jeudi. Nous connaissons Lima par coeur et avons surtout envie de profiter encore deux petites semaines de nos vacances. Et nous espérons encore vous proposer quelques beaux reportages sur la Bolivie.

J'ai d'ailleurs appris par mon père que d'autres belges sont par ici pour un voyage bien particulier. Sa collègue Rita a perdu son fils Enzo de 13 ans dans un accident tragique avec un train, il y a 3 ans. Les amis de classe et la famille ont décidé de mener à terme un projet auquel il travaillait à une école mobile pour enfants de la rue à Sucre, dans le sud de la Bolivie. Ils on été visiter le projet sur place et ont livré un blog très émouvant (en néerlandais uniquement):

http://www.enzomobileschool.waarbenjij.nu/


A bientôt

lundi 28 juillet 2008

Programme light forcé à Lima

Le médecin veut poursuivre le traitement en chambre hyperbare jusqu'à jeudi prochain. Néanmoins la situation s'améliore doucement.

Un topo en español acheté à Lima décrit les différentes formes de la congélation. Selon Mariel, la responsable de la chambre hyperbare, mes orteils se situent dans les congélations superficielles de deuxième degré: affecte la peau et le tissu subcutané, apparition d'oedème importante, cianose – couleur bleue –, ampoules avec un liquide clair, une sensibilité réduite ou minimale. Il peut y avoir des séquelles (hypersensibilité au froid). Généralement une guérison dans les 10 à 15 jours.

Les photos ne sont pas pour vous dégoûter, mais peuvent aider d'autres personnes qui seraient malheureusement dans le même cas.





Pour plus de confort nous échangeons l'hôtel España dans le bruyant centre de Lima contre l'hôtel Inkawasi (maison des incas, en quechua) dans le quartier chique mais calme de Miraflores, à 100m de la Pacifique. Ici, seulement 12 chambres et un espace commun agréable (jardin, salle à manger, salon avec DVD, internet et même une cuisine équipée ou l'on peut se faire à manger).






Je ne peux, en principe, pas marcher. Il faut donc improviser un programme light pour quelques jours. Samedi nous découvrons le centre de Miraflores: des bars modernes, des surfaces grandes comme l'Inno avec les mêmes articles, des casinos.



Dimanche c'est le jour des plats péruviens. Les supermarchés Métro et autres proposent une distribution gratuite du Pisco Sour sur la plaza de Armas.




C'est la fête nationale demain, la fiesta patria, et les péruviens sont fiers de leurs 491 plats typiques (le pays qui en compte le plus au monde). Nous optons pour un petit restaurant populaire et découvrons ainsi deux recettes péruviennes, au prix de 5,5 soles (1,5 € pour une entrée, plat principal, dessert -l'incontournable gelé fruité – et une boisson).

Une aji de gallina est un ragoût épicé de poulet émincé aux noix, servi avec des pommes de terre et du riz avec une sauce au piment rouge, ail et oignon.




La tallarin saltado (les amis du voyage à Caraz connaissent bien) est un plat de pâtes larges avec une sauce aux oignons, tomates et carottes avec des morceaux de viande de boeuf.






Au soir, à défaut d'un restaurant à prix abordable à proximité, nous achetons des tamales. Une préparation de farine de mais cuite dans une feuille de bananier, agrémentée de morceaux de poulet et des olives. Les variétés sont infinies.


Et quelle bonne idée d'aller se promener le long de la côte. Dans le parc des amoureux, des dizaines de jeunes couples.



Nous descendons les escaliers vers la plage pour découvrir la « rosa del mar », une digue avec restaurant et bars de luxe, où on s'est fait avoir comme des bleus en prenant un pisco sour. Sur la carte le pisco sour turistico était indiqué à 10 soles. Mais nous nous sommes fait servir un grand pisco sour (15 soles) et il fallait rajouter 5 soles par personne par l'endroit ou nous nous étions assis dans le bar (avec vue sur mer, merci). La note final: 40 soles! Heureusement il était bien corsé, un suffisait pour nous faire tourner la tête à tous les deux. Il était temps de rentrer à l'hôtel.